Mes impressions sur Microsoft Surface – Le hardware

Eh, oui, il doit y avoir une part de fan-boy en moi qui a pas su résister à la tentation d’acheter une tablette Microsoft Surface dès sa sortie. Avant même sa sortie, pour être précis, puisque j’ai précommandé ma tablette ; une chose que je ne fais jamais.

TL;DR Comme je disais sur Twitter, j’en suis très content dans l’ensemble, mais plusieurs petits points me donnent l’impression de tester un produit qui est encore en « bêta ».

Evidemment, ces 140 caractères n’auraient jamais suffit à tout expliquer, donc un passage au blog est de rigueur pour développer mon sentiment. J’écris en français pour varier un peu. Je pense qu’il y a déjà assez d’articles en anglais sur Surface sur le net. If the product team wants a translation, though, I hope they won’t hesitate to ask, even though I know they have at least one frenchie at hand who can do the work for me 😉

Comme il y a pas mal de choses à lire, je vais scinder mes remarques en deux billets. Celui-ci parle du matériel et dans un prochain je m’attarderai sur le côté logiciel.

Je suis très satisfait du hardware. Pour écrire ces lignes, j’utilise le fameux clavier Touch cover qui, après un petit temps d’adaptation, s’avère très confortable. J’écris avec pratiquement aussi efficacement que sur le clavier de mon laptop. La tablette est sur mes genoux et tient debout avec le pied intégré. Je pensais qu’une telle configuration serait impossible, mais pas du tout ! L’écran est au bon angle et je peux bouger les jambes sans peur de déséquilibrer l’ensemble.

Microsoft fait beaucoup la pub sur le bruit qui est fait lors que le pied se ferme. Perso, je m’en fous un peu, mais le fait de pouvoir tenir une conversation vidéo par Skype avec mes parents sans avoir à ajuster l’écran en permanence pour qu’il soit au bon angle, ça j’apprécie.

La vidéo nous emmène aux caméras. Deux caméras : une devant, une derrière. Une de trop, si vous voulez mon avis. Je ne prendrai jamais de photos avec ma Surface. J’ai un appareil photo pour ça qui prend de bien meilleurs clichés. En revanche, pour mon utilisation, i.e. Skype avec mes parents de l’autre côté de l’Atlantique, la webcam a fait son boulot à merveille. J’avais lu quelque part un article de quelqu’un qui n’arrivait pas à rester dans le cadre pendant sa visioconférence ; ben, je ne sais pas comment il fait. En ce qui me concerne, j’ai posé Surface sur mon pied et après je ne m’en suis occupé que pour surfer et envoyer des liens pendant que je « skypais » avec mes parent ; parce que, oui, on peut faire deux choses en même temps avec Surface.

La tablette dans l’ensemble et solide et, même si elle aurait pu perdre quelques grammes de plus, elle est dans l’ensemble très agréable à prendre en main. J’ai lu quelque part que son format 16:9, et donc un peu « haut » quand on la tient en mode portrait, pouvait être inconfortable. Moi j’adore.

Bon, pour l’instant que d’éloges, mais tout n’est pas rose.

Mon premier regret, pas du tout technique, c’est de me retrouver avec un clavier AZERTY. J’aime pas ça. Mais bon, ce sera pas la première fois que Microsoft prendra une décision à ma place en se basant sur le pays dans lequel j’habite et non pas mes vrais souhaits ; ma Xbox parle français alors qu’elle est configurée en anglais uniquement parce que mon pays de facturation est la France…

Pour revenir à la machine elle-même, le bouton volume. Je n’ai pas encore compris comment ou pourquoi, mais j’ai l’impression que toute manipulation de la tablette actionne le bouton volume. Résultat, dès que j’ai la tablette en main, je vois le volume monter et descendre en permanence. De même, je ne sais pas encore quel est le geste qui fait ça ou même si ça vient du bouton en question, mais soudain, Windows devient muet. Le son est coupé sans que je ne sache pourquoi. Un problème de position ? Un problème de forme ? Un handicap à moi ? Je ne sais pas, mais ça peut être embêtant.

Puisque je parle de boutons : le bouton démarrer. C’est un « soft button », ce n’est donc pas un vrai bouton, mais un logo peint sur la partie inférieure de l’écran et qui réagit au toucher. J’ai deux problèmes avec ce bouton. Le premier, c’est lui aussi j’ai tendance à l’actionner trop souvent par erreur. Encore un argument pour démontrer mon handicap ? Encore un exemple de bouton tactile (mal) placé trop près de l’aire d’action tactile (i.e. le reste de l’écran) et donc trop facilement actionnable par erreur ? Je ne sais pas… Mon deuxième problème peut sembler tout bête, mais je suis extrêmement perturbé par le fait qu’il fasse vibrer la machine. Quand on le touche, ça vibre. Pourquoi ?! Je n’aime pas.

Dans la catégorie des petits détails (d’ailleurs, je pense que, en ce qui concerne le matériel, ce ne sont que des petits détails, mais, comme disent les anglophones, c’est dans les détails que se cache le diable) le Touch cover, qui est un très bon clavier tactile, est une très mauvaise couverture. En effet, il ne « s’accroche » pas à l’écran lorsqu’il est fermé. Si vous ne le tenez pas à la main ou dans une sacoche où il est retenu conte l’écran, il va fatalement s’écarter et laisser ce dernier à la merci de tout objet qui réussira à se glisser entre les deux. Je pense qu’un ou deux aimants bien placés auraient pu éviter ce problème, mais ça ne m’étonnerait pas d’apprendre qu’un brevet idiot empêche de le faire.

Je trouve aussi dommage que Microsoft ai estimé qu’il fallait réinventer le chargeur. Certes, c’est marrant la prise aimantée qui snap quand on l’approche de la tablette, même si elle ne finit pas toujours dans la position appropriée pour charger, mais ça me fait encore un chargeur à ne pas oublier quand je pars en vacances ou quand j’ai mal estimé la charge restante (c.f. mon prochain billet sur le software). Il doit y avoir une raison technique qui justifie ce choix, mais l’autre jour au bureau j’aurais bien aimé pouvoir utiliser l’un des multiples câbles USB que j’avais sous la main pour voler quelques ampères à mon PC pour faire tenir la tablette quelques heures de plus.

En résumé, je suis très content du matériel, même s’il y a quelques petits détails que j’aurais fait autrement. Certains changeront peut-être dans une prochaine itération, voire même dans la version Pro qui doit sortir dans quelques mois. Dans un prochain billet, je vous parlerai du logiciel. Je ne vais pas vous donner des indices sur le contenu, par contre 😉

WP7 Mango : Faut-il faire des mises à jour ? Et que se passe-t-il si je les fais ?

mangoPour le grand public ce sera Windows Phone 7.5—parce que le marketing l’a décidé ainsi. Pour nous, développeurs, ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom code “Mango” sortira bientôt sous le nom officiel Windows Phone OS 7.1—parce que chez Microsoft on sait nommer ses classes et ses méthodes, mais pas ses produits.

Un nouvel OS arrive, mais nous savons bien que Microsoft fait toujours un effort surhumain pour faire en sorte que les vielles applications marchent correctement sur les nouvelles versions de ses systèmes d’exploitation, donc il est pertinent de se poser la question :

Dois-je mettre à jour mon application 7.0 puisqu’elle marchera automatiquement sous 7.1 ?

La réponse est un peu dans la question : non, vous n’êtes pas obligés de faire de mise à jour. Enfin, sauf si vous vouliez que votre application marche mieux et ce avec seulement une ligne de code (lignes des accolades non comprises) !

Je m’explique. Vous vous souvenez du temps que vous avez passé pour faire en sorte que votre application survive le tombstoning correctement ? Vous devez enregistrer l’état de l’application quand elle est désactivée—peu importe la raison—et le restaurer quand est réactivée—peu importe la raison. Ça rend votre application plus agréable à utiliser, mais vous aurez probablement remarqué que la réactivation peut parfois être longue.

Il se trouve que sous Mango, vos processus ne sont plus systématiquement tués par l’OS et donc l’état n’est plus systématiquement perdu ce qui rend sa restitution à chaque réactivation un peu redondant. Heureusement, nous avons un moyen de déterminer si les données sont toujours là et donc nous ne sommes plus obligés de restaurer l’état de l’application que si c’est absolument nécessaire.

private void Application_Activated(object sender, ActivatedEventArgs e)
{
  if (!e.IsApplicationInstancePreserved)
  {
    var state = PhoneApplicationService.Current.State;

    if (state.ContainsKey("myStateData"))
    {
      this.data = (string)state["myStateData"];
    }
  }
}

La valeur de la propriété IsApplicationInstancePreserved sera true si l’application, et donc son état, étaient déjà en mémoire. Dans ce cas, il n’y a plus besoin de rien faire, dans le cas contraire on restaure l’état comme on le faisait avant. Et voilà, en une ligne vous avez accéléré le chargement de votre application.

Et maintenant que vous avez une application Mango, que se passe-t-il sur le Marketplace ?

Microsoft a veut visiblement limiter la fragmentation et veut pousser les utilisateurs à faire la migration de leur OS donc une fois que vous avez publié une version Mango de votre application, vous ne pourrez plus mettre à jour la version 7.0 sur le Marketplace. Bien ? Mal ? Je trouve que c’est une mesure un peu drastique, mais je suis plutôt à faveur.

La dernière version 7.0 de votre application sera toujours disponible—bugs et tout—pour les utilisateurs qui sont toujours sur cette plateforme. Tous ceux qui auront migré ne pourront télécharger que la version Mango.

Les utilisateurs qui avaient déjà installé votre application et qui migrent sous Mango, recevront une notification de mise à jour et pourront installer la nouvelle version de votre application. Ceux qui décident de rester sous 7.0 n’auront pas de mise à jour.

Les métadonnées seront communes aux deux versions de l’application en revanche, y compris les screenshots. Microsoft recommande donc d’être très clairs dans les descriptions des applications et de signaler les fonctionnalités qui ne seront disponibles que sous Mango. Ils suggèrent aussi que vous deveniez ambassadeur-malgré-vous en mettant dans vos descriptions un lien vers http://wpupgrade.ms/mangome pour inciter les utilisateurs à faire la mise à jour du téléphone. Pour les screenshots, vous êtes encouragés à utiliser un watermark identifiant les images qui montrent des fonctionnalités disponibles “Uniquement sous WP 7.5”.

Qu’y a-t-il dans un nom ?

Qu’y a-t-il dans un nom ? Ce que nous appelons une rose embaumerait autant sous un autre nom.

— Roméo et Juliette (II, ii, 1-2)

Ce matin j’ai appris par Engadget que ce qui était connu jusqu’aujourd’hui sous le nom Project Natal devient Kinect for Xbox 360, comme cela a été annoncé juste avant l’E3 par ni plus ni moins qu’une troupe de 76 membres du Cirque du Soleil. J’ai eu deux réactions :

 

  1. Pourquoi n’étais-je pas invité ? 😛
  2. Qui a pondu un nom aussi horrible ?! Lire la suite

What’s in a name?

What’s in a name? That which we call a rose
By any other name would smell as sweet.

— Romeo and Juliet (II, ii, 1-2)

This morning I learnt through Engadget that what was known until now as Project Natal is now called Kinect for Xbox 360, as revealed just before E3 by none other than a 76-person cast of Cirque du Soleil. I had two reactions:

  1. Why wasn’t I invited? 😛
  2. Who came up with that horrible name?! Lire la suite

¿Por qué no tomas otro nombre?

¿Por qué no tomas otro nombre? La rosa no dejaría de ser rosa, y de esparcir su aroma, aunque se llamase de otro modo.

— Romeo y Julieta (II, ii, 1-2)

Esta mañana leí en Engadget que lo que se conocía hasta hoy como Project Natal se llama ahora Kinect for Xbox 360, como lo reveló justo antes del E3 un grupo de 76 artistas del Cirque du Soleil. Yo reaccioné de dos formas:

  1. ¿Por qué nadie me invitó? 😛
  2. ¡¿Quién inventó ese nombre tan horrible?! Lire la suite

Tout ce que vous vouliez savoir sur Windows Phone 7

Et si jamais je ne vous dis pas tout dans ce billet, ne vous inquiétez pas, abonnez-vous au flux RSS, je vais continuer à écrire sur ce sujet le plus souvent possible.

Aujourd’hui je vais être généraliste, je suis sûr que beaucoup veulent en savoir plus sur Windows Phone 7 sans pour autant être développeurs. À l’avenir mes billets seront plus orientés vers le développement sur cette nouvelle plateforme, bien que je me permettrai certains billets à contenu plus éditorial sur le Marketplace, certains choix de la plateforme, etc. Après tout, c’est mon blog.

Commençons donc par le début : qu’est-ce que Windows Phone 7 ?

Jusqu’il y a quelques jours, ça s’appelait Windows Phone 7 Series :

Il s’agit de la nouvelle plateforme pour téléphones mobiles développée par Microsoft. Contrairement à l’iPhone d’Apple, il ne s’agit pas un téléphone. Comme Android, il s’agit plutôt d’une plateforme de développement pour téléphones mobiles. Cela comprend donc un système d’exploitation, middleware, des applications de haut niveau (e-mail, galeries photo, etc.) et un moteur d’exécution d’applications Silverlight et XNA. De plus, Microsoft fournit un environnement de développement riche à souhait (et gratuit, soit dit en passant) comprenant une version dédiée de Visual Studio 2010, Blend, un émulateur, etc. ; j’en parlerai plus en détail dans un prochain billet.

Cette nouvelle plateforme vient succéder à Windows Mobile dans ses différentes versions. Alors que ces derniers systèmes d’exploitation sont basés sur le noyau Windows CE 5, Windows Phone 7 est basé sur Windows CE 6, comme le Zune HD. D’ailleurs, vous allez voir que c’est loin d’être le seul point commun avec le baladeur numérique de Microsoft.

L’interface graphique et, plus généralement, l’expérience utilisateur—un point qui n’a jamais été vraiment bien géré dans les versions précédentes, souvent laissé aux constructeurs ou OEM—ont été totalement revues. L’interaction tactile devient une priorité—les terminaux devront supporter au moins quatre points de contact simultanés d’ailleurs— et le téléphone s’intègre aux réseaux sociaux tels que Facebook, Xbox Live, etc.

Les terminaux (le hardware)

Comme avant, Microsoft ne fabriquera pas de téléphone, mais cette fois-ci les constructeurs devront suivre un certain nombre de règles pour embarquer le nouveau système d’exploitation. Des prototypes préparés par Asus, LG et Samsung ont été montrés à MIX10 et utilisés pour les démos.

Les spécifications exactes ne sont pas disponibles au moment où j’écris ces lignes, mais on sait déjà que tous les téléphones Windows Phone 7 posséderont au minimum :

  • Un écran large de 800 x 480 pixels (WVGA) ou 480 x 320 (HVGA)—bien que seulement les premiers seront disponibles lors de la sortie, les derniers visent à réduire le coût des terminaux par la suite.
  • Un écran capacitif capable d’identifier minimum quatre points de contact.
  • Six boutons hardware : Démarrer (Start), Retour (Back), Recherche (Search ; intégré au « moteur décisionnel » Bing), un bouton pour l’appareil photo, un autre pour mettre sous tension l’appareil, et enfin, le volume.
  • CPU : ARM v7 Cortex/Scorpion
  • Un chipset graphique supportant DirectX 9.
  • 256 Mo de mémoire vive (RAM) et 8 Go de stockage Flash.
  • Capteurs : A-GPS, accéléromètre, boussole, lumière, proximité
  • WiFi
  • Radio FM
  • Appareil photo 5 mégapixels avec flash

Les constructeurs pourront choisir, évidemment, d’améliorer ces spécifications et/ou d’ajouter des caractéristiques pour se distinguer ; par exemple, le prototype LG possède un clavier physique.

L’expérience utilisateur

Si vous connaissez Windows Mobile, oubliez tout ce que vous avez déjà vu.

Les équipes responsables d’imaginer le nouveau téléphone ont conçu une interface totalement différente de tout ce qui était fait avant chez Microsoft, tout en s’inspirant du travail fait avec Zune et Windows Media Center, ainsi que les graphismes et typographies utilisés dans les transports publics ; ils ont appelé ceci « Métro UI ». Je parlerai plus sur Métro dans un prochain billet.

L’écran de démarrage reprend les principes de minimalisme et de mouvement dictés par Métro. Il est découpé en tuiles (ou carreaux, ou briques, je ne sais pas encore comment le mot tiles va être traduit en français) animées qui permettent d’obtenir des informations d’un coup d’œil et en temps réel en plus d’accéder plus facilement à vos applications préférés ou vos centres d’intérêt (je ne sais pas comment ils vont traduire le mot hub non plus). Les tuiles affichent aussi ce qui est le plus cher à l’utilisateur : ses contacts, ses photos, etc.

Le même esprit est repris par l’écran de verrouillage. Une grande photo occupe la totalité de l’écran et par dessus sont affichées la date et l’heure ainsi que les prochains rendez-vous, les appels manqués, etc. : un écran de verrouillage informatif.

Vous aurez remarqué dans les quelques captures d’écran dans cet article l’absence les bordures ou de fenêtres, notamment dans la première, le « centre d’intérêt » (promis, dès que j’ai la terminologie française, je vous tiens au courant) People, que j’appellerai Contacts. Dans cette capture on voit bien le concept de panorama : un écran qui dépasse les limites de l’écran physique.

Je ne m’attarderai pas plus sur l’expérience utilisateur, mais on y reviendra dans des articles ultérieurs.

Les applications et les centres d’intérêt intégrés

On en sait peu aujourd’hui sur les applications qui seront livrées avec le téléphone et ce qu’on a vu n’est pas encore finalisé, toutefois certaines applications ont déjà été confirmées :

  • E-mails : l’application a été optimisée pour être utilisée avec l’écran tactile, comme c’est déjà le cas chez d’autres constructeurs. Plus intéressant, l’application supportera plusieurs comptes de messagerie simultanément, y compris plusieurs comptes Exchange. Gmail, Yahoo ! et Hotmail seront aussi supportés.
  • Calendrier : très spartiate et très différent des autres agendas qu’on a pu connaître. À tester.
  • SMS : support pour SMS et MMS en mode portrait et paysage. Par contre, ma fonctionnalité préférée n’est pas spécifique à l’application, mais plutôt au clavier virtuel. Il s’agit d’un panel proposant un grand nombre de smileys. J’y reviendrai dans un prochain article qui abordera le clavier.
  • Téléphone : même si j’ai déjà vu des appels être passés depuis la liste de contacts, et un téléphone recevoir un appel, je ne peux pas dire que j’ai déjà vu le téléphone marcher. J’espère avoir plus d’informations prochainement.
  • Contacts : une liste de contacts très épurée dans laquelle on peut naviguer avec des gestes simples ou en utilisant le bouton de recherche.
  • Navigateur : une toute nouvelle version d’Internet Explorer différente de celle disponible sur Windows Mobile ou sur Zune capable de réagir à des gestes multitouch usuels, navigation par onglets et exécution de Javascript. En revanche, ni Flash ni Silverlight ne seront supportés.
  • Recherche : si le bouton recherche n’est pas utilisé de manière personnalisée dans une application, il dirigera l’utilisateur vers le moteur décisionnel Bing ; elle sera donc aussi utile que l’outil en ligne (qui évolue rapidement, mais n’est toujours pas mon premier choix). Je ne sais pas si ceci sera configurable.
  • Cartographie : un point clé sur tous les smartphones aujourd’hui, Windows Phone 7 utilisera Bing Maps pour la navigation et cartographie.

Le centre d’intérêt Contacts (je continue à inventer des noms, n’ayant pas de terminologie officielle sous la main) présente les contacts Exchange, Gmail, Yahoo, Facebook, Twitter, etc. et agrège des informations sur les contacts, leurs statuts, photos, etc.

 

Le centre Images agrège aussi bien les photos et images se trouvant sur le téléphone que vos photos sur Internet et celles publiées par vos contacts sur les réseaux sociaux.

 

 

Le centre Jeux intègre Xbox Live, y compris vos points et le même avatar que vous pouvez avoir sur votre Xbox. Il permet aussi l’accès aux jeux installés sur le téléphone.

 

Le centre Musique + Video, ou multimédia (je continue à inventer les noms) ressemble beaucoup à l’expérience du Zune HD. Il permet l’accès à la musique et aux vidéos que se trouvent sur le téléphone. Vous pourrez acheter de la musique depuis ici aussi.

 

Le centre Marché d’applications, le marketplace. Ici vous pourrez acheter et télécharger des applications. Ce sera le seul moyen d’installer des applications sur un Windows Phone (avec sa contrepartie PC bien sûr). Il gère aussi les mises à jour et, si le développeur de l’application le supporte, il vous proposera aussi des versions d’évaluation.

 

Le centre Office (je pense que ce nom est bon) proposera des applications que nous connaissons déjà, telles que OneNote, Word, Excel, … et accès à SharePoint. Malheureusement, je n’ai pas plus de détails en ce moment.

 

Des applications tierces ont déjà été montrées, notamment lors du MIX10.

Les points qui prêtent à controverse

Dès son annonce, il était évident que Windows Phone 7 serait comparé aux autres acteurs du marché d’aujourd’hui, notamment l’iPhone et les périphériques sous Android, et plus particulièrement si la nouvelle plateforme avait appris des erreurs et des points faibles de ses prédécesseurs. Bien sûr, « erreurs » et « points faibles » sont souvent des points de vue subjectifs et correspondent surtout à des décisions stratégiques des constructeurs.

Le premier point qui fait parler de lui c’est l’aspect multi-tâches. Le système d’exploitation supporte évidement l’exécution de plusieurs tâches simultanées, cependant la plupart des applications ne pourront pas tourner en tâche de fond. Il y a des exceptions à ceci—par exemple, on pourra continuer la lecture de musique en tâche de fond avec l’application Zune—et être catégorique sur l’impossibilité de faire tourner un tâche de fond est une généralisation un peu exagérée de toutes manières.

Une application qui ne peut plus s’exécuter au premier plan, parce qu’une notification a été reçue, il y a un appel entrant ou parce que l’utilisateur à choisi de revenir à l’écran de démarrage, par exemple, ne sera pas tout simplement arrêtée. Dans un premier temps, le système d’exploitation demandera à l’application de se mettre en pause, l’application pourra aussi sauvegarder son état dans une sorte de cookie et ce n’est que si système a besoin des ressources utilisées par l’application, qu’il arrêtera cette dernière. Tout ceci est toujours transparent pour l’utilisateur, pour qui l’expérience de changement de contexte devrait être très fluide. On abordera ces aspects plus en détail dans un billet ultérieur.

Une alternative proposée aux tâches de fond c’est le système de notifications. Microsoft proposera un service de notifications « push » via sa plateforme Live. Ces notifications pourront alimenter les tuiles de la page de démarrage ou afficher des toast (comme le font certaines applications de messagerie instantanée sur PC) en haut de l’écran, même si l’application n’est pas démarrée. Les notifications peuvent aussi être envoyées à une application ouverte pour mettre à jour son état. Le principal avantage du système de notifications est d’exporter la puissance de calcul, et donc la consommation d’énergie, vers Internet ; vers le cloud si vous préférez.

L’autre point qui a enflammé la presse et les blogs c’est l’absence de presse-papiers ou copier/coller. C’est un point qui a été souvent critiqué, notamment par la communauté Windows Mobile, sur les premières versions de l’iPhone. Bien que Microsoft n’écarte pas la possibilité de voir cette fonctionnalité apparaître dans une prochaine version de la plateforme, il est clair que ce ne sera pas disponible au début. Par contre, cela ne veut pas dire que les applications ne pourront pas communiquer entre elles. Il est possible d’envoyer des informations aux applications intégrées pour, par exemple, envoyer un mail, prendre une photo, appeler un numéro, enregistrer un contact, …

Que peut-on faire aujourd’hui ? Quand est-ce que ce sera disponible ?

Aujourd’hui, Microsoft a mis à disposition gratuitement sur Internet l’ensemble des outils nécessaires au développement d’applications, y compris une version de Visual Studio 2010, Expression Blend et un émulateur. Il y a de plus en plus de ressources pour apprendre à développer pour la plateforme aussi. Mon prochain billet sur Windows Phone 7 abordera ce dont vous avez besoin pour écrire des applications et des jeux pour des téléphones sous Windows Phone 7.

Selon les annonces faites en février, les premiers terminaux sous Windows Phone 7 devraient être disponibles avant la période des fêtes 2010. Une date précise n’a pas été communiquée.

Conclusion

Après avoir été largement dépassé par ses compétiteurs dans le domaine de la téléphonie mobile, Microsoft revient en force avec un système d’exploitation, mais surtout avec toute une plateforme qui le place immédiatement aux côtés des principaux acteurs d’aujourd’hui. Malheureusement, Windows Phone 7 n’est pas encore disponible et il est impossible de savoir si le système sera toujours aussi bien placé vis-à-vis des systèmes concurrents lors de sa sortie. Dans tous les cas, il est clair que la création de ce nouveau concept est le fruit de beaucoup d’heures de réflexion pas des experts en expérience utilisateur, mais aussi en développement. En effet, même si la plateforme a été conçue avec l’utilisateur final au centre, la richesse de l’environnement de développement d’applications fait pâlir les alternatives disponibles sur le marché.

Windows Phone 7 n’est pas encore fini et, comme d’habitude, Microsoft a mis à disposition de ses clients un avant-goût de ce que sera cette nouvelle plateforme afin de recueillir le plus de retours possible. Espérons que cette période d’essai sera fructueuse aussi bien pour le constructeur de Redmond que pour nous, les développeurs, afin de permettre à Windows Phone 7, lors de sa sortie, d’être un acteur majeur dans le marché des smartphones.

Entre temps, je vais m’efforcer de découvrir cette nouvelle plateforme—bien que je préfère la considérer plutôt comme un nouveau terrain de jeu—et je me ferai un plaisir de partager avec vous mes découvertes. Pour cela, plusieurs adresses :

N’hésitez pas à me contacter (via commentaire, Twitter, Facebook, formulaire de contact, etc.) si vous avez des questions particulières que vous aimeriez que j’aborde ici.

Interview avec Eric Mittelette aux TechDays 09

En février, lors de Microsoft TechDays à Paris, je n’ai pas assisté à une seule conférence (ce n’est pas grave, il y a toujours les webcasts) mais j’ai quand même pu arpenter le salon pendant trois jours pour rencontrer du monde entre autres pour la WebTV de SUPINFO.

J’ai fait, avec d’autres, plein d’interviews pour aborder à peu près tous les sujets : les communications unifiées, les femmes dans l’IT, les communautés, etc. L’épisode TechDays 2009 avait été mis en ligne il y a un moment, mais ma préférée reste quand même celle que j’ai fait d’Eric Mittelette (a.k.a. ericmitt), responsable du groupe pour les les relations techniques avec les développeurs chez Microsoft France. C’est normal, puisqu’on parle développement. C’est pour ça que j’ai récupéré les rushes et je l’ai reprise en entier pour la partager ici.

Je déteste ma voix sur la vidéo, mais j’adore la discussion avec Eric, que je remercie une fois de plus pour les minutes qu’il m’a accordées, même si je sais qu’il était extrêmement occupé pendant la conférence. Je vous laisse regarder :

Enfin, si le “développement vert” ou la “Green Dev Attitude” vous intéresse, voici la conférence Développement d’applications vertes dont parle Eric.

Et comme je sais que la plupart ne voudront pas aller chercher trop loin, voici aussi l’épisode complet de la Web TV: