L’Enquête, on cherche toujours la fin

Je n’ai pas pu aller à la piscine hier, donc on est allé au cinéma pour voir L’Enquête, le Clive Owen de la semaine—Duplicity ne sortant que la semaine prochaine.

Une histoire inspirée de faits réels dans laquelle un agent d’Interpol (Owen) fait le tour du monde suivant—ou laissant, selon où on en est dans le film—une trace de sang, corruption, blanchiment d’argent, trafic d’armes, … pour faire tomber une banque luxembourgeoise mêlée dans toutes ces affaires criminelles. Avec lui, une district attorney adjoint de Manhattan (Naomi Watts), parce que oui, quand on est adjoint du procureur à Manhattan, le monde est sa juridiction…

Le problème avec le scénario c’est que, arrivés à la fin du film, nous ne connaissons toujours pas la fin de l’histoire. C’est probablement normal, étant donné les faits réels sur lesquels est basé le film et malheureusement je ne peux pas vous en dire plus sans gâcher le tout, mais sachez que vous allez sûrement partir avec le sentiment qu’il manque quelque chose si vous allez le voir.

Sinon, il s’agit un film visuellement très intéressant. Comme quoi, une caméra bien maniée peut compenser d’autres défauts. En plus, ils ont fait très attention aux petits détails, ce qui est toujours sympa. Bon, ils ont négligé certains des gros détails ; il me semble qu’il y a un revolver “à la James Bond” (i.e. balles infinies ou presque) dans le Guggenheim, mais je ne vais pas aller le voir une deuxième fois pour confirmer.

Pour résumer : film assez bien fait et sympa à regarder. Le scénario est pas mal et fait quand même un peu réfléchir. Ne réfléchissez pas trop par contre avec ce genre de films, sinon vous risquez d’être déçus.

A voir : Boy A

“Un film anglais”, vous dites, “ça commence mal…” Mais il faut arrêter avec les préjugés, il y a pas mal—enfin, quelques bons films anglais, et Boy A en fait définitivement partie.

Le film a déjà été vu et revu depuis 2007 un peu partout dans le monde, surtout à des nombreux festivals et a déjà gagné de nombreux prix. On a eu le privilège, en France, de devoir attendre deux ans pour le voir, good things come to those who wait.

L’histoire se déroule quelque part dans le nord de l’Angleterre (accent très sympa, d’ailleurs), Manchester je crois. Je ne vais pas tout vous raconter parce que sinon il n’y a plus aucun intérêt, mais rapidement, il s’agit d’un jeune homme qui tente de réintégrer la société après avoir passé son adolescence en prison pour un crime que celle-ci n’a pas encore oublié.

Une histoire accrochante, de bons acteurs et une excellente photographie font que n’ai même pas vu le temps passer (1h40).

Je vous conseille donc ce film, mais uniquement si vous êtes de bonne humeur ; j’avoue qu’il peut être un peu déprimant si vous n’allez pas très bien (j’ai bien aimé quand même, par contre).