Le Huffington Post lancé à moitié en France

C’est une marque que peu connaissent en France, mais aux US The Huffington Postou juste Huff Post pour faire court, est une source d’information pour quelque 35 millions de personnes par mois. Mais cela va probablement changer, puisqu’en début de semaine, Le Huffington Post a vu le jour.

D’après Arianna Huffington, co-fondatrice de la version US et maintenant présidente et rédactrice en chef d’un groupe qui comprend une grande partie des sites les plus visités de l’autre côté de l’Atlantique :

Le site incarnera l’ADN du Huffington Post, combinant les meilleures pratiques journalistiques des médias traditionnels avec la transparence, l’immédiateté et l’engagement des nouveaux médias – le tout avec une sensibilité typiquement française.

Le paragraphe précédent est extrait/traduit d’un article inceptionesque publié dans la version US pour annoncer la version FR.

M’enfin, pourquoi dans le titre de mon billet je dis que le site est lancé « à moitié » en France ?

Suite au lancement, je me suis dit que je testerais bien ces « meilleures pratiques journalistiques », cette « transparence », etc. Mais, je ne sais pas vous, mais je ne visite jamais individuellement les sites où je m’informe—cela prendrait trop de temps—j’agrège. Mon premier réflexe a donc été de fournir l’URL du Huff Post FR (http://www.huffingtonpost.fr) à Google Reader pour qu’il ajoute son flux RSS à mes souscriptions.

Premier bug : j’ai eu le flux de la version US… En effet, dans le code source la page principale du Huff Post FR on trouve ça :

<link rel="alternate" type="application/rss+xml" title="Intégralité Des Flux" href="http://feeds.huffingtonpost.com/huffingtonpost/raw_feed" />
<link rel="alternate" type="application/rss+xml" title="Dernières actus" href="http://feeds.huffingtonpost.com/huffingtonpost/LatestNews" />
<link rel="alternate" type="application/rss+xml" title="Blogs Sélectionnés" href="http://feeds.huffingtonpost.com/huffingtonpost/TheBlog" />
<link rel="alternate" type="application/rss+xml" title="Billets sélectionnés" href="http://feeds.huffingtonpost.com/FeaturedPosts" />
<link rel="alternate" type="application/rss+xml" title="Feed originaux" href="http://www.huffingtonpost.com/feeds/original_posts/index.xml" />

<link rel="alternate" type="application/rss+xml" title="France Feed" href="http://www.huffingtonpost.com/feeds/verticals/france/index.xml" />
<link rel="alternate" type="application/rss+xml" title="France Blog" href="http://www.huffingtonpost.com/feeds/verticals/france/blog.xml" />
<link rel="alternate" type="application/rss+xml" title="France News" href="http://www.huffingtonpost.com/feeds/verticals/france/news.xml" />

Un agrégateur n’étant pas capable de comprendre que quelqu’un a fait un bêtise, il prend le premier choix, qui ne correspond pas au bon site…

Bon, c’est pas grave, je comprends l’HTML, je vois qu’il y a un flux qui s’appelle « France Feed » (remarquez, au passage, que les flux français ont des noms en anglais et les flux anglais ont des noms en français) je prends donc son adresse et je l’ajoute à Google Reader.

Deuxième bug :

Il y a comme un petit problème d’encodage…

C’est dommage, je voulais vraiment tester ce site, mais je suppose qu’il faudra que j’attende que la version française ne soit plus en bêta pour le faire.

En vrac mercredi 18 janvier 2012

J’ai reçu un mail hier de Rodrigo et Gabriela. Non, il ne s’agit pas des cousins de l’autre côté de l’île, il s’agit de deux mexicains qui habitent en Irlande ; plus important, c’est un duo de guitaristes exceptionnel ! Vous les avez peut-être entendu à Solidays en 2010 ou, plus récemment, dans la BO du dernier Pirates des Caraïbes.

Mais, pour quoi j’en parle ici ? Parce que dans leur mail ils annoncent la sortie d’un nouvel album et je trouve que leur modèle de distribution est très intéressante et très « XXIème siècle ». Je m’explique.

Leur album sort dans 3 jours. Pour entretenir le lien avec leurs adeptes en ces jours si importants, ils ont organisé une session Ustream pour discuter avec eux. En même temps, ils ont mis en pré-vente sur leur site ledit album. Des prix tout à fait raisonnables : €8,99 (c’est-à-dire, €0,99 le morceaux, ou le « prix iTunes ») pour la version numérique, €1 de plus si vous voulez des supports CD ou DVD avec le making-of ou €11 de plus si vous voulez le vinyl—ouais, un vrai LP, et vous avez le droit à la version numérique avec en plus.

Mais, si vous n’êtes pas encore fan, comment pouvez-vous être sûr que vous voulez vraiment acheter l’album ? Je ne sais pas trop comment ou pourquoi, mais on fait un saut de l’autre côté de l’Atlantique pour atterrir sur le site de NPR—la radio publique américaine—qui leur dédie un article et, au passage, permet d’écouter gratuitement et dans son intégralité le nouvel album.

Je trouve l’ensemble très intéressant. Certes, ils ne proposent pas leur album en téléchargement gratuit, comme l’ont déjà fait d’autres groupes, mais d’un autre côté, je ne vois pas pourquoi ils le feraient. Il y a du travail derrière la production d’un album et ce travail mérite d’être rémunéré.

Dans un tout autre registre, j’ai appris sur le blog de Joel Spolsky que la ville de New York prépare pour la rentrée prochaine (automne 2012) un lycée spécialisé dans le génie logiciel. Qu’est-ce ?

Si j’ai bien compris, la Academy for Software Engineering sera un lycée comme un autre dans la ville de New York. Sauf que, en plus d’apprendre les connaissances de base dont ils ont besoin pour continuer ses études par la suite, les élèves apprendront aussi à développer des logiciels.

Ce qui est particulièrement intéressant, donc, c’est qu’il s’agit d’un lycée général auquel n’importe quel élève de 3ème peut soumettre sa candidature. Son recrutement se fera sur dossier et la motivation comptera plus que les notes. Cela devrait permettre à des élèves motivés d’apprendre à écrire des logiciels et, potentiellement, rejoindre le marché du travail dès l’obtention du bac.

Certes, cette dernière phrase peut choquer plus d’un, mais soyons réalistes : aux États-Unis comme en Europe (et probablement ailleurs aussi) on manque cruellement de bons développeurs et ce n’est pas le fait d’avoir fait 2, 4, 5, 6, 8 ans de formation après le bac qui va faire qu’on va en avoir dans le court terme. Par contre, ne me mal interprétez pas : une bonne formation est définitivement nécessaire et ce genre d’établissement pourrait très bien faire l’affaire.

Apprendre que l’on se propose de créer aujourd’hui des lycées qui vont enseigner une grande partie de ce que pour moi ont été des études supérieures, me fait penser à mes cours de physique du lycée justement. À l’époque (ouch, je viens de faire le calcul), je trouvais ça rigolo d’apprendre des concepts qui étaient tout simplement inconnus siècles, voire parfois quelques dizaines d’années auparavant. Dans combien de temps pensez-vous que la programmation deviendra une compétence courante du bachelier moyen ?

Une carte bleue très verte

Pour changer un peu, parlons argent. Ce n’est pas une nouvelle, ça date d’environ un an, et ça vient de chez moi, du Costa Rica.

Il s’agit d’une carte bleue, verte.

Depuis fin 2010, l’une des cinq banques d’État, le Banco Nacional, propose à ses clients une carte de débit « verte ». On connaît tous les couleurs traditionnelles : argent, or, platine, black, … Alors, qu’est-ce qu’elle a de si spécial cette carte « verte » ?

Une fiducie. Je ne suis pas spécialement calé en droit, mais le terme « fiducie » semble être adapté. Pour résumer, il y a trois parties :

  • Le détenteur du compte (qui agit en tant que constituant, a priori)
  • Le Fonds pour une biodiversité durable (le fiduciaire)
  • Le bénéficiaire

Le détenteur du compte fait ce qu’il sait faire le mieux : dépenser de l’argent. Après tout, c’est pour ça qu’il a sa carte verte—qu’il a obtenu sans frais supplémentaires auprès de sa banque, soit dit en passant.

La banque s’engage, pour chaque utilisation de la carte, à verser 10% de la commission qu’elle est censé toucher au fiduciaire. En plus, pour chaque colón qui y est versé, le GEF (ou Fonds Global pour l’Environnement) y verse autant—via un prêt de la Banque Mondiale.

OK, il y a un peu plus que trois acteurs. Mais, qu’est-ce qu’on retient ? On a une banque qui est prête à verser 10% de son chiffre (sur une carte bien spécifique) sur un « compte écolo ».

Et qui est le bénéficiaire dans tout ça ? Le Programme national de paiement pour services environnementaux.

Pardon ?

Et oui, en France, on paie les gens pour qu’ils ne travaillent pas—c’est le début d’un film récent à fort succès—au Costa Rica, on paie les gens pour qu’ils préservent l’environnement.

Le Programme national de paiement pour services environnementaux—ou PSA, pour faire court—est géré par le FONAFIFO, le Fonds National de Financement Forestier et sert à rémunérer les propriétaires de terrains boisés et de plantations forestières qui participent activement à la conservation et l’amélioration de l’environnement. Ce même fonds vend aussi d’autres services, d’ailleurs, comme le rachat d’émissions de CO2. Malheureusement, leur site Internet est pourri et racheter des crédits pour compenser votre dernier vol en avion est bien plus compliqué que cela ne devrait l’être. Mon pays et le commerce électronique, ce n’est pas encore ça.

Je ne sais pas vous, mais ma banque me propose toujours des produits, plus inutiles les uns que les autres. Pourquoi ne fait-elle pas un effort semblable à celui-ci ?

Je vous parle ici d’une petite banque du tiers monde, dans un pays de 4,5 millions d’habitants, avec un PIB d’environ $50 milliards, qui cherche à collecter à peine $7,5 millions en cinq ans. Tout ça dans le but de préserver le capital environnemental de son pays un minimum pour compenser les « dépenses » faites ailleurs.

Vous imaginez quel impact ça aurait si une banque d’un pays environ 14 fois plus grand mais avec un PIB environ 400 supérieur essayait de faire de même ?

J’aimerais bien être client d’une banque comme ça, moi.

En vrac mardi 10 janvier 2012

Est-ce la peine de préciser que la nouvelle du jour c’est le lancement des offres Free Mobile ?

À des prix qui semblent dérisoires (€19,99, €15,99, €2 ou €0), vu ce que l’on paie aujourd’hui, Free fait son entrée dans le marché du mobile. Comme tout le monde en a déjà parlé, je vous laisse aller en lire plus ailleurs ; par exemple, chez Korben qui a fait un beau résumé de la conférence de presse.

Sinon, hier midi j’ai mangé du saumon. Non, ne vous inquiétez pas, je ne vais pas ajouter les menus du jour dans mes « en vrac », mais il y a un lien avec l’actualité : des chercheurs de l’Université Nationale Tsing Hua de Taiwan de de l’Institut de Technologie de Karlsruhe Institute en Germany ont développé de la mémoire write once, read multiple times (WORM) à base d’ADN de saumon ! Ça veut dire qu’on pourra manger la mémoire de nos PCs à l’avenir ? Non, mais ça peut remplacer des matières inorganiques comme la silicone dans les puces.

Bien sûr, le poisson dans nos PCs ce n’est pas pour demain. En revanche, côté Google, une nouvelle fonctionnalité a été annoncée qui devrait commencer à apparaître dès aujourd’hui : ils ont appelé ça Search, plus Your World. Il s’agit de l’intégration de Google+ dans la recherche dans le but de personnaliser—encore plus— les résultats.

Par ce que, après tout, si vous êtes un avide utilisateur des services Google, Big Brother sait presque plus sur vous que vous-mêmes ! Enfin, j’exagère un peu, mais disons qu’ils ont une connaissance très étendue sur ce que vous faites, ce qui vous intéresse, ce qui intéresse vos amis, ce que vous partagez, etc.

Ça fait un peu peur, mais je dois admettre que les possibilités sont très intéressantes. Prenez un exemple tout bête : je recherche le mot Kratos. Vous tombez sur quoi, vous ? Moi, essentiellement, sur des articles de mythologie grecque ou sur le jeu God of War. Mais ce que je cherchais en réalité c’était des photos du chien de mon frère :

Kratos (1)

Avec Search plus Your World, ça devrait être possible.

Pour finir, parce que je n’ai pas vu grand-chose d’autre particulièrement intéressant aujourd’hui, et que Google investit pas mal en marketing Google+, je vous laisse avec la vidéo qu’ils ont fait pour Your World.

En vrac lundi 9 janvier 2012

Une de mes « résolutions » pour 2012 c’est d’écrire plus ici et perdre moins mon temps ailleurs (je passe sur les détails). Comme tous les jours je lis des tonnes d’information, je me suis dit que j’allais tester le format « en vrac » et vous en faire un résumé ici. C’est un test, on va voir ce que ça donne.

Commençons par une nouveauté Windows Phone 7 qui date de quelques jours : l’ouverture des marchés Argentine, Chine, Indonésie, Malaisie, Pérou et Philippines. Ça fait donc 41 marchés disponibles pour la publication de vos applications WP7 ! Alors que pour certains cette nouvelle est particulièrement intére$$ante, pour moi ce qui m’attire le plus c’est les nouveaux défis des concepteurs d’applications. Le développement globalisé impose d’être de plus en plus culture-sensitive, ce qui est loin d’être évident. Prenez, par exemple, les nouvelles restrictions à prendre en compte si vous visez les marchés chinois, indonésien ou malaisien :

  • People in revealing clothing or sexually suggestive poses
  • Religious references
  • Alcohol references
  • Sexual or bathroom humor
  • Simulated or actual gambling

C’est moi qui ai surligné certains mots clés qui pourraient ne pas être évidents pour les développeurs W.E.I.R.D.

 

Une mauvaise nouvelle en rapport avec Windows Phone, par contre : l’équipe à annoncé sur leur blog qu’ils arrêtent le service Where’s My Windows Phone Update? qui annonçait la date de sortie des mises à jour du système d’exploitation. Ce manque de transparence indiquerait-il le début de la fragmentation sous WP7 ?

Ensuite, une autre nouvelle de chez Microsoft, mais Microsoft Research cette fois-ci. Il s’agit du projet Vermeer, un affichage en 3D dimensions visible sur 360° par multiples utilisateurs simultanés, sans nécessité de lunettes ou autres accessoires. Ah, et j’oubliais, il est possible d’utiliser ses mains pour interagir avec. Une vidéo vaut plus que tous mes mots :

Dans un registre un peu différent, la NASA annonce le lancement de code.NASA.gov, un portail pour exposer les différents projets open source de l’agence américaine et encourager la participation du public. C’est une version alpha du site ; toutes les fonctionnalités (genre, contrôle de codes sources distribué) ne sont pas encore là, et je pense que tous les projets me dépassent, personnellement, mais je trouve l’initiative excellente. J’aimerais bien que mes impôts soient utilisés comme ça, moi.

Alors que CES n’a même pas commencé, mon Google Reader est déjà rempli d’annonces pour la plupart inintéressantes (qu’est-ce que j’en ai à faire d’une télé qui coûte €6000 ?), mais Engadget a publié des photos d’un truc que je dois partager ici : le Thermador Freedom. Il s’agit d’une table de cuisson à induction qui vous permet de poser vos casseroles et autres ustensiles où vous voulez, détectant leur forme et placement et vous permettant de régler la température de chacune selon leur position.

Autant la 3D je m’en fous royalement, autant pour un truc comme ça je suis prêt à payer les $4949 que ça va apparemment coûter lors de sa sortie cet été. Je vous laisse cliquer sur la photo pour aller chez Engadget pour plus de détails et de photos.

Encore une nouvelle CES, la société Vizio qui est apparemment connue pour ses produits home cinema, se lance dans le marché des PCs voulant concurrencer Apple en proposant un truc que l’on voit rarement : des jolis PCs !

J’espère que la qualité matérielle et les performances seront à l’appel aussi. En revanche, s’ils pouvaient éviter les prix Apple, ce serait sympa.

Enfin, un article qui pourrait être mal pris, mais avec lequel je suis plutôt d’accord. Vint Cerf déclare dans un édito du New York Times qu’Internet n’est pas un droit fondamental. Je trouve que cet extrait résume assez bien l’article (que je vous encourage à lire tout de même) :

It is a mistake to place any particular technology in this exalted category, since over time we will end up valuing the wrong things. For example, at one time if you didn’t have a horse it was hard to make a living. But the important right in that case was the right to make a living, not the right to a horse. Today, if I were granted a right to have a horse, I’m not sure where I would put it.

Et voilà un résumé de mes lectures de la journée, en vrac. Si ça plaît, je continuerai. Si ça ne plaît pas, je vais probablement continuer quand même, juste pour l’exercice. La fréquence et la longueur dépendront de plein de choses, on verra donc avec le temps comment ces billets évoluent.

Driver Azure Table Storage pour LINQPad

Vous connaissez LINQPad ? Scott Hanselman le recommande systématiquement dans liste annuelle d’outils pour développeurs. En ce qui me concerne, je m’en sers pratiquement tous les jours—enfin, quand je développe.

linqpad

À la base, c’est un logiciel qui vous permet d’exécuter des requêtes Linq :

linq_query

Mais ça permet aussi d’exécuter des bouts de code arbitraires, juste pour voir ce que ça donne :

code_sample

La fonctionnalité que j’utilise le plus c’est définitivement celle-ci, mais ces derniers temps je travaille de plus en plus avec Windows Azure et notamment Table Storage. Bien que LINQPad supporte des requêtes sur SQL Azure, j’étais un peu embêté quand il s’agissait d’effectuer rapidement des requêtes sur le Table Storage. Du coup, j’ai décidé d’écrire un driver pour le supporter !

Le driver permet d’ajouter des comptes de stockage (storage accounts) en tant que connexions LINQPad :

add_storage_account

Une fois que vous avez ajouté le compte—qui peut être votre compte de développement local, si l’émulateur est activé, ou un compte sur le cloud—vous le verrez apparaitre dans la liste de connexions avec ses tables et leurs colonnes.

linqpad_tables

La suite c’est du LINQPad “comme d’habitude”. Enfin, si vous avez vos habitudes, sinon vous pouvez commencer par un clic droit sur une table pour insérer une des requêtes par défaut.

Evidemment, pour ce faire, il faut télécharger le driver. Vous avez deux choix :

Petit warning : on est en version 1.0.0-beta. Ça veut dire que je n’ai pas testé le code, mais qu’il a l’air de marcher. Si vous utilisez Azure Table Storage et LINQPad et que vous voulez tester le driver, tout feedback est bienvenu !

Gestes hostiles des mains

Malgré mon côté asocial, je m’intéresse pas mal à la communication et notamment aux langues et aux langages. Un truc qui me fascine tout particulièrement, c’est comment on arrive à communiquer d’énormes quantités d’information avec nos corps et nos mains. Et l’autre jour je tombe sur ce bouquin : Rude Hand Gestures of the World : A Guide to Offending Without Words.

Cela va sans dire, il est désormais sur ma table basse !

Je vous fais un cours quand vous voulez 😉

Sortie d’une version web du Marketplace Windows Phone

Le Marketplace de Windows Phone 7 est pas mal sur le téléphone, voire aussi sur l’application Zune. En revanche, il n’existait pas de version web. Jusqu’aujourd’hui !

Pourquoi faire ?

Parce que c’est pratique. J’aime bien le petit écran de mon téléphone, mais j’aime aussi l’écran de mon PC. Il est bien pour avoir plus d’information à la fois. Un site qui permet de recherches des applications, les acheter et les envoyer sur le téléphone depuis un navigateur quelconque et depuis n’importe quel PC est donc le bienvenu.

Il existe la même chose pour les téléphones Android depuis le début de l’année, l’Android Market. C’est bien de voir que Microsoft ne traîne pas sur tout ce qui concerne WP7 en fin de compte 😉

Le Marketplace de Microsoft à l’air pas mal dans l’ensemble, il y a juste un détail qu’on aurait bien aimé qu’ils copient chez Android :

Mais bon, il ne fallait pas rêver. Entre temps, éditeur, date de mise à jour, version, langues, évaluations, screenshots et, surtout, un bouton pour acheter/installer, tout est là. Bon travail Microsoft 😉

(Via Electricpig)

WP7 Mango : Faut-il faire des mises à jour ? Et que se passe-t-il si je les fais ?

mangoPour le grand public ce sera Windows Phone 7.5—parce que le marketing l’a décidé ainsi. Pour nous, développeurs, ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom code “Mango” sortira bientôt sous le nom officiel Windows Phone OS 7.1—parce que chez Microsoft on sait nommer ses classes et ses méthodes, mais pas ses produits.

Un nouvel OS arrive, mais nous savons bien que Microsoft fait toujours un effort surhumain pour faire en sorte que les vielles applications marchent correctement sur les nouvelles versions de ses systèmes d’exploitation, donc il est pertinent de se poser la question :

Dois-je mettre à jour mon application 7.0 puisqu’elle marchera automatiquement sous 7.1 ?

La réponse est un peu dans la question : non, vous n’êtes pas obligés de faire de mise à jour. Enfin, sauf si vous vouliez que votre application marche mieux et ce avec seulement une ligne de code (lignes des accolades non comprises) !

Je m’explique. Vous vous souvenez du temps que vous avez passé pour faire en sorte que votre application survive le tombstoning correctement ? Vous devez enregistrer l’état de l’application quand elle est désactivée—peu importe la raison—et le restaurer quand est réactivée—peu importe la raison. Ça rend votre application plus agréable à utiliser, mais vous aurez probablement remarqué que la réactivation peut parfois être longue.

Il se trouve que sous Mango, vos processus ne sont plus systématiquement tués par l’OS et donc l’état n’est plus systématiquement perdu ce qui rend sa restitution à chaque réactivation un peu redondant. Heureusement, nous avons un moyen de déterminer si les données sont toujours là et donc nous ne sommes plus obligés de restaurer l’état de l’application que si c’est absolument nécessaire.

private void Application_Activated(object sender, ActivatedEventArgs e)
{
  if (!e.IsApplicationInstancePreserved)
  {
    var state = PhoneApplicationService.Current.State;

    if (state.ContainsKey("myStateData"))
    {
      this.data = (string)state["myStateData"];
    }
  }
}

La valeur de la propriété IsApplicationInstancePreserved sera true si l’application, et donc son état, étaient déjà en mémoire. Dans ce cas, il n’y a plus besoin de rien faire, dans le cas contraire on restaure l’état comme on le faisait avant. Et voilà, en une ligne vous avez accéléré le chargement de votre application.

Et maintenant que vous avez une application Mango, que se passe-t-il sur le Marketplace ?

Microsoft a veut visiblement limiter la fragmentation et veut pousser les utilisateurs à faire la migration de leur OS donc une fois que vous avez publié une version Mango de votre application, vous ne pourrez plus mettre à jour la version 7.0 sur le Marketplace. Bien ? Mal ? Je trouve que c’est une mesure un peu drastique, mais je suis plutôt à faveur.

La dernière version 7.0 de votre application sera toujours disponible—bugs et tout—pour les utilisateurs qui sont toujours sur cette plateforme. Tous ceux qui auront migré ne pourront télécharger que la version Mango.

Les utilisateurs qui avaient déjà installé votre application et qui migrent sous Mango, recevront une notification de mise à jour et pourront installer la nouvelle version de votre application. Ceux qui décident de rester sous 7.0 n’auront pas de mise à jour.

Les métadonnées seront communes aux deux versions de l’application en revanche, y compris les screenshots. Microsoft recommande donc d’être très clairs dans les descriptions des applications et de signaler les fonctionnalités qui ne seront disponibles que sous Mango. Ils suggèrent aussi que vous deveniez ambassadeur-malgré-vous en mettant dans vos descriptions un lien vers http://wpupgrade.ms/mangome pour inciter les utilisateurs à faire la mise à jour du téléphone. Pour les screenshots, vous êtes encouragés à utiliser un watermark identifiant les images qui montrent des fonctionnalités disponibles “Uniquement sous WP 7.5”.

Comment dit-on Windows Phone 7 en français ?

Windows Phone 7, bien sûr !

Si vous avez déjà développé des applications en plusieurs langues, par contre, vous savez qu’il y a des traductions qui sont moins évidentes. Et encore, le français, vous le maîtrisez peut-être, mais l’allemand, par exemple, savez-vous dire tile ou vignette en allemand ? La bonne réponse est Kachel.

Mon outil préféré pour ce genre de traductions est le portail linguistique de Microsoft. Vous pouvez y faire des recherches, qui vous retourneront des résultats avec leur contexte et vous pourrez aussi filtrer par produit:

Mais les traductions « mot à mot » sont rarement suffisantes et chaque application, chaque plateforme va avoir ses spécificités. C’est pour ça que Microsoft a sorti 5 guides de style pour donner des conseils sur comment écrire pour Windows Phone 7 en :

Que dit-on à la place de oops en français ? Doit-on dire please ou son équivalent français, veuillez ? À ce sujet, on tutoie ou on vouvoie un utilisateur de Windows Phone ? En allemand, tout en minuscules ou respecte-t-on la grammaire tudesque ? Vous trouverez les réponses à toutes ces questions et bien d’autres dans ces PDFs.