Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children

About a month ago I saw the trailer for Tim Burton’s upcoming movie Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children and it immediately caught my attention. It turns out it’s originally a book, so I went over to Amazon, downloaded the first few pages and ended up buying the whole thing. It’s exactly the kind of fantastic universe I like to immerse myself into.

The Kindle version that I bought included three novels actually: Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children and its two sequels, Hollow City and Library of Souls. I liked the first one a lot, enjoyed the second one OK, but just wanted to get through the third one to see how the story ended. This seems to happen to me often with series that had a successful first book or first few books, but where you can feel that either pressure from success and/or from the editors drives the sequels rather than a well told story…

I already noticed from the trailer that the movie is a loose adaptation of the books. I just hope it tells the whole story (which can definitely be told in less than 2 hours), rather than try to capitalise on multiple films. But still, I have a feeling that it will be way better in my head, despite Burton’s talent.

I particularly enjoyed the fact that the author went through the trouble of making the books themselves peculiar by using unusual photographs to illustrate (and kind of drive) the story. If you like reading stories of adolescents with special powers running around the UK and through time, the books are really enjoyable and a quick read, so I strongly recommend them.

De la politique, la démocratie et les lézards

J’ai fini de lire, il y a quelques semaines, The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy: The Trilogy of Five. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mais j’ai été très agréablement surpris. Je comprends mieux pourquoi ces livres rencontrent autant de succès.

Les livres ont été publiés entre 1979–1992 et j’ai été bluffé par la capacité de Douglas Adams à se projeter dans l’avenir (c’est-à-dire, notre présent aujourd’hui). Un passage dans le 4ème livre, So Long, and Thanks for All the Fish, m’a particulièrement fait penser au contexte politique mondial dans lequel nous vivons :

[…] On its world, the people are people. The leaders are lizards. The people hate the lizards and the lizards rule the people.’

‘Odd,’ said Arthur, ‘I thought you said it was a democracy.’

‘I did,’ said Ford. ‘It is.’

‘So,’ said Arthur, hoping he wasn’t sounding ridiculously obtuse, ‘why don’t people get rid of the lizards?’

‘It honestly doesn’t occur to them,’ said Ford. ‘They’ve all got the vote, so they all pretty much assume that the government they’ve voted in more or less approximates to the government they want.’

‘You mean they actually vote for the lizards?’

‘Oh yes,’ said Ford with a shrug, ‘of course.’

‘But,’ said Arthur, going for the big one again, ‘why?’

‘Because if they didn’t vote for a lizard,’ said Ford, ‘the wrong lizard might get in. Got any gin?’

lizards

Je sais qu’on a de la chance d’avoir ne serait-ce qu’une illusion de choix. Certains n’ont même pas le droit à ça. Il est curieux, quand même, de voir que malheureusement certaines vérités transcendent les décennies, voire même les systèmes solaires.

Gestes hostiles des mains

Malgré mon côté asocial, je m’intéresse pas mal à la communication et notamment aux langues et aux langages. Un truc qui me fascine tout particulièrement, c’est comment on arrive à communiquer d’énormes quantités d’information avec nos corps et nos mains. Et l’autre jour je tombe sur ce bouquin : Rude Hand Gestures of the World : A Guide to Offending Without Words.

Cela va sans dire, il est désormais sur ma table basse !

Je vous fais un cours quand vous voulez 😉

J’ai lu… Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire

Il est rare que lise autre chose que de la fiction. Les rares exceptions sont mon National Geographic, que je lis de couverture à couverture tous les mois, et les divers articles que je peux lire dans la journée concernant l’actualité (technologique, nationale, internationale, …). Ça me suffit largement : j’ai ma dose de vie de tous les jours, ben, tous les jours. De temps en temps, cependant, je tombe sur un bouquin qui raconte une histoire vraie, mais surtout une vraie histoire qui vaut la peine d’être lue. C’est le cas d’Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire, un livre que j’ai découvert lors du TEDx Paris 2010 qui a eu lieu le 30 janvier.

Adolfo Kaminsky est un photographe qui a commencé sa vie active en tant que teinturier et, entre les deux, s’est retrouvé faussaire. C’est Sarah Kaminsky, sa fille qui nous a fait un résumé de la vie extraordinaire de son père lors de sa présentation TEDx. Je vous laisse lire le résumé fait par l’éditeur :

« Rester éveillé. Le plus longtemps possible. Lutter contre le sommeil. Le calcul est simple. En une heure, je fabrique trente faux papiers. Si je dors une heure, trente personnes mourront… » Quand, à 17 ans, Adolfo Kaminsky devient l’expert en faux papiers de la Résistance à Paris, il ne sait pas encore qu’il est pris dans un engrenage infernal, dans une course contre la montre, contre la mort, où chaque minute a la valeur d’une vie. Durant trente ans, il exécutera ce méticuleux travail de faussaire pour de nombreuses causes, mais jamais pour son propre intérêt. A travers son destin romanesque, et sous la plume de sa fille Sarah, on plonge au cœur d’une histoire de clandestinité, d’engagement, de traque et de peur. En arrière-plan du récit de sa vie se dessine le spectre d’un siècle où s’affrontent sans merci pouvoirs politiques, haines raciales, idéologies et luttes des peuples pour leur liberté et la dignité humaine. La Résistance, l’émigration clandestine des rescapés des camps avant la création d’Israël, le soutien au FLN, les luttes révolutionnaires d’Amérique du Sud, les guerres de décolonisation d’Afrique, l’opposition aux dictateurs d’Espagne, du Portugal et de Grèce, sont autant de combats pour lesquels il s’est engagé, au risque de sa vie et au prix de nombreux sacrifices. S’il a rejoint des causes en apparence contradictoires, Adolfo Kaminsky est toujours resté fidèle à ses convictions humanistes, à sa volonté de bâtir un monde de justice et de liberté.

Le livre se lit facilement et rapidement. Le style est léger et, certes, l’histoire a probablement été un peu romancée, mais cela n’enlève rien a la vie de cet homme extraordinaire, dans tous les sens du mot. Je vous le recommande vivement.

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