Probablement la meilleure page d’erreur 404 au monde

La page d’erreur 404 du site Blippy.com est probablement la meilleure et la plus amusante que je n’aie jamais vue.

C’est d’autant plus marrant si vous connaissez la sensation Internet “Double Rainbow” ; ce qui est hautement probable à moins que vous ne habitiez sous un rocher sans accès à Internet.

J’ai déjà cliqué sur la corne magique de la licorne à votre place pour faire la vidéo ci-dessus, mais si vous voulez tester par vous-mêmes, visitez simplement la page d’erreur 404 de Blippy.com.

(Via TechCrunch)

Qu’y a-t-il dans un nom ?

Qu’y a-t-il dans un nom ? Ce que nous appelons une rose embaumerait autant sous un autre nom.

— Roméo et Juliette (II, ii, 1-2)

Ce matin j’ai appris par Engadget que ce qui était connu jusqu’aujourd’hui sous le nom Project Natal devient Kinect for Xbox 360, comme cela a été annoncé juste avant l’E3 par ni plus ni moins qu’une troupe de 76 membres du Cirque du Soleil. J’ai eu deux réactions :

  1. Pourquoi n’étais-je pas invité ? :P
  2. Qui a pondu un nom aussi horrible ?!

Je suppose que la réponse à la première question est évidente : quelqu’un a fait une erreur—mais, ne le virez pas, je n’étais pas disponible de toutes manières.

La réponse à la deuxième question est plus compliquée. Natal était un joli nom—ou joli nom de code pour être précis. Alors, pourquoi le changer ?

Ça ne peut pas être facile de donner des noms aux produits d’une multinationale telle que Microsoft. Il faut prendre en considération le fait que l’on va probablement vendre et faire de la publicité partout dans le monde (sauf si vous vendez des Zunes, mais ça c’est une autre histoire). Vous voulez que votre nom soit accrocheur, facile à prononcer et, très important, qu’il n’ait pas de connotations spéciales dans aucune des localités où vous voulez vendre. Et c’est exactement ça le problème avec “natal”.

Natal, nadal, natale, nadâl, natali, natál ; tous ces mots veulent dire la même chose : Noël. Et s’il y a bien une chose que vous ne voulez surtout pas associer à votre produit, c’est la notion de religion.

Kinect, en revanche, à ma connaissance, n’est pas un mot dans une langue quelconque, mais avec des racines évidentes dans le mot grec κίνηση (kínisi), les personnes un minimum intelligentes capteront le sens de mouvement derrière le mot. C’est aussi un mot facile à retenir et, à part en Australie, il n’y a probablement pas de problèmes de marque (et encore…).

C’est moche quand même.

D’un autre côté, Microsoft n’est pas connue pour ses bons noms. Nous connaissons tous Microsoft Windows, mais quel est le lien avec Windows Live ou Windows Live Essentials ? Et qu’en est-il de Windows Phone 7 Series—renommé en Windows Phone 7—c’est la même chose que Windows 7 ? Et j’ai entendu parler il y a un moment de quelque chose appelée Virtual Earth, qui a été renommée Live Maps (Windows Live Maps ?) et je crois que ça s’appelle Bing Maps maintenant (Live est mort ?) mais je n’ai pas vérifié depuis au moins 24 heures.

C’est facile de se perdre.

”Facile” est aussi un mot qui me vient à l’esprit quand je pense à certains produits d’autrse sociétés. Vous avez déjà entendu parler de l’iPod, l’iPhone, l’iPad, l’iMac, iLife, iWorks, … ? Ça c’est facile à retenir, accrocheur, ce ne sont pas des mots du dictionnaire nulle part et il est peu probable qu’il y ait des problèmes de marque avec. (Sauf pour le nouvel iOS, je ne sais pas comment ils font avec celui-là.) Certes, dans le cas de la Xbox, la marque “x” est déjà un peu saturée, mais ça veut juste dire que nous avons là une opportunité pour trouver quelque chose d’original.

Enfin, je n’aimerais pas être responsable de trouver des vrais noms commercialisables dans le monde réel pour une société telle que Microsoft, j’ai donc pas mal d’admiration envers toutes les personnes qui font partie du processus. J’espère, par contre, que quelqu’un chez Microsoft se rend compte que leurs noms ne prennent pas encore le client en considération, et que cela doit changer.

Il y a un paramètre qui pue

Juvenile Striped Skunk

Avez-vous déjà entendu parler du terme parameter sniffing ? Je doute que l’on dise reniflement de paramètres en français, et je n’ai pas pris le temps de demander à Google, donc je vous explique rapidement en quoi cela consiste.

Les paramètres d’une requête SQL déterminent souvent (si ce n’est pas toujours) la quantité de lignes que celle-ci va traiter. Il est donc logique que le serveur de base de données—je travaille avec SQL Server 2005 ou 2008 en ce moment—cherche à optimiser la performance de celles-ci en étudiant les paramètres passés avant d’établir un plan d’exécution. C’est ceci le parameter sniffing.

Le problème

Le parameter sniffing ne marche pas toujours comme on le voudrait.

Hier j’ai passé une bonne partie de l’après-midi à essayer de comprendre pourquoi une requête isolée que j’exécutais était très rapide, alors que la même requête contenue dans une procédure stockée était extrêmement lente. Il se trouve que le serveur voulais sniffer les paramètres et se retrouvait avec un plan d’exécution loin d’être optimal.

La solution

Heureusement la solution à mon problème était simple.

Au lieu d’utiliser les paramètres de la procédure stockée directement dans les requêtes à l’intérieur, il suffit de les placer dans des variables locales et utiliser celles-ci à la place.

Si vous avez une procédure stockée qui prend soudain trop de temps à exécuter et qui ressemble à celle-ci :

CREATE PROCEDURE MySP
   @UserName nvarchar(20)
AS
BEGIN
    SELECT name, email
    FROM Users
    WHERE username = @UserName
END

Tout ce que vous avez à faire c’est une petite modification comme celle-ci :

CREATE PROCEDURE MySP
   @UserName nvarchar(20)
AS
BEGIN
    DECLARE @UserNameLocal nvarchar(20)
    SET @UserNameLocal = @UserName

    SELECT name, email
    FROM Users
    WHERE username = @UserNameLocal
END

Et le tour est joué !

En revanche, cela ne veut pas dire que vous devez utiliser des variables locales dans toutes vos procédures stockées. Laissez quand même le serveur faire son boulot et corrigez uniquement si vous constatez qu’il ne le fait pas correctement.

Si vous voulez tester le parameter sniffing par vous-mêmes, je vous conseille de faire un tour par le blog du SQL Server Query Optimization Team qui a un billet très complet avec des exemples.

(Photo: StefanB)

Bill Gates annonce l’iPad en 2007, Jobs croît au PC

En 2007, Bill Gates et Steve Jobs décrivent l’avenir de l’informatique :

Pour ceux qui ne sauraient pas bien les distinguer, le premier qui parle c’est Bill Gates. Oui, oui, c’est bien lui qui décrit un appareil qui ressemble beaucoup à un iPad fonctionner de paire avec un appareil qui ressemble beaucoup à un iPhone. Voici ses mots :

Je ne pense pas que vous aurez un seul périphérique. Je pense qu’on aura un périphérique “plein écran” qu’on pourra transporter et sur lequel on lira considérablement plus… oui, je veux dire, je crois au format tablette. (...) On aura un moyen d’avoir un clavier matériel et un certain nombre de paramètres pour cela. Et puis il y aura le périphérique qui va dans la poche, dont toute la notion de quelles fonctions on va combiner dedans— vous savez, il y a des ordinateurs pour naviguer, les médias, le téléphone…

Et puis, en col roulé noir et décrivant la prévalence de l’ordinateur personnel (plus un peu de cloud peut-être), les paroles de Steve Jobs :

Ce sera le PC, peut-être utilisé un peu plus étroitement avec des services Internet en back-end et des choses comme ça. Et, bien entendu, les PC seront de plus en plus mobiles. Je pense donc que le PC va continuer. Ce dispositif d’usage général va continuer à exister avec nous et à se transformer avec nous, que ce soit une tablette, un ordinateur portable ou, vous savez, un grand ordinateur de bureau que vous aurez à la maison ou quelque chose d’autre. Je pense donc que ce sera quelque chose que la plupart des gens auront, au moins dans cette société. Dans d’autres, peut-être pas, mais certainement dans celle-ci. Cependant il y a une explosion qui commence à se produire dans ce que vous appelez périphériques post-PC, n’est-ce pas ? L’iPod en fait partie. Il y a beaucoup de choses qui ne le sont pas… Selon moi, il y a une catégorie de périphériques qui ne sont pas d’usage général, et qui sont plus axés sur des fonctionnalités spécifiques, que ce soit des téléphones, des iPods, des Zunes ou autres. Et je pense que cette catégorie de dispositifs va continuer à être très innovante et nous allons en voir beaucoup.

C’est curieux de voir comment seulement quelques mois plus tard, l’iPhone de Jobs change totalement sa vision.

Aussi marrant que cela puisse être de voir à quel point les visions de ces deux gourous il y a trois ans divergent de la réalité de leurs (anciennes) entreprises aujourd’hui, je trouve cela surtout dommage. Dommage que Microsoft ait eut la vision, mais pas ce qu’il faut pour la réaliser…

Entre temps, Apple a su innover et proposer au monde des expériences exceptionnelles. Je n’admire pas spécialement la culture d’entreprise d’Apple, mais je dois avouer que sur ce point-là, il y en a peu qui se débrouillent aussi bien.

(Via Gizmodo)

Jake Shimabukuro et son ukulele à TEDx Tokyo

J'avais déjà entendu Jake Shimabukuro quelque part, mais je n'arrive pas à me souvenir où. Je savais qu'il était bon, mais cette vidéo enregistrée à TEDx Tokyo m'a laissée bouche bée pendant 22 minutes.

Prenez le temps de regarder la vidéo en entier, ça vaut vraiment la peine :

Il joue 3 morceaux :

  • Un "Flamenco ukulele" que, je pense, est une composition originale
  • "Ave Maria" de Schubert, à l'ukulele !
  • "While my guitar gently weeps" de George Harrison

Et une sorte de "encore" demandé par le maître de cérémonie et non pas le public :

  • "In my life", encore une adaptation des Beatles qu'il a pu jouer aussi pour la Reine Elizabeth d'Angleterre

Un musicien remarquable, et un très bon présentateur—voire conteur—ce Jake.

Si quelqu'un sait d'un concert de lui à Paris, pensez à moi. C'est quelque chose que je n'aimerais pas rater ;)

Révéler les données d’une bande magnétique à l’aide de rouille

Je suis tombé sur cet article chez BoingBoing il y a quelques minutes qui décrit comment révéler les données stockées dans une bande magnétique—comme celles que l’on trouve derrière les cartes de crédit—à l’aide de la rouille (l’oxyde de fer, hein, pas la sauce) en poudre. Comme ça avait l’air sympa, je me suis dit que je reproduirais bien l’expérience à la maison.

Je suis donc allé chercher mon morceau d’acier rouillé (n’importe quel métal ferreux devrait marcher) et un morceau de papier de verre—j’avoue que parfois je m’étonne de ce que je garde dans mon petit 35m2—et j’ai procédé à la confection de rouille en poudre très fine.

RustSandpaperRust Powder

Ensuite, je n’ai eu qu’à étaler un peu de cette poudre à l’aide d’un pinceau sur une bande magnétique d’une carte dans mon portefeuille et voilà le résultat :

Revealed Magnetic Data

La poudre révèle les ‘0s’ et ‘1s’ stockés dans la bande magnétique. On peut voir que ma carte ne possède qu’une seule piste avec des données, mais une carte un peu plus complexe, comme une carte de crédit, pourrait en contenir jusqu’à 3 ; les deux autres se trouveraient au dessus et en dessous. Chaque piste est capable de stocker quelque 80 bits par centimètre, mais vu que les données sont encodées de manière différente sur chacune des trois bandes, une carte de taille standard ne contient qu’environ 1000 bits ou 226 caractères, soit environ un SMS (1120 bits).

Ellen DeGeneres forcée de s’excuser auprès d’Apple

Ne vous inquiétez pas, je ne risque pas de devenir un blog consacré à Apple, mais les histoires récentes me font tellement halluciner que je ne peux pas ne pas les partager.

Tenez, par exemple, cette vidéo d’Ellen, qui a eu la terrible idée de faire une parodie des pubs iPhone :

Apple lui a demandé de s’excuser ! Parce que, je traduis grossièrement, “elle fait croire que l’utilisation de l’iPhone est difficile” !

Je ne sais pas quand est-ce que quelqu’un de Cupertino a mis les pieds dans un Apple Store pour la dernière fois ; personnellement, j’y étais aujourd’hui, et je peux vous dire que l’iPhone semble ne pas être évident pour une quantité de personnes assez impressionnant (pour qu’il n’y ait plus de rendez-vous au “Genius” bar un mercredi matin, par exemple). J’en déduis que :

  1. on a le droit de se moquer un peu de l’utilisation de l’iPhone parce que ça arrive qu’on ait du mal à s’en servir, ou…
  2. Apple considère que ces cas-là sont exceptionnels et qu’il s’agit tout simplement d’abroutis.

Je n’ai pas de réponse officielle d’Apple—et un employé de l’Apple Store a failli être frappé par la foudre lorsqu’il a voulu répondre à la question sans qu’un RP soit présent—mais je pense qu’ils n’hésiteraient pas à dire “réponse numéro 2”.

Raccourcis clavier sous Visual Studio 2010

vs2010logo

Pour ceux parmi vous qui apprécient le temps gagné lorsque vous ne devez pas quitter vos mains du clavier pour aller chercher la soursi, Microsoft a sorti 4 fiches de référence (cheet sheets pour les lecteurs anglophones) des différentes combinaisons de touches pour Visual Studio 2010 sous la forme de PDFs de très bonne qualité.

Dans ces fiches pliables vous trouverez les raccourcis clavier par défaut pour les langages suivants :

  • Visual Basic .NET
  • Visual C++
  • Visual C#
  • Visual F#

Disponibles sur MSDN Downloads.

On Jobs’s thoughts on Flash

Billet en anglais vu qu’il fait référence à du contenu anglais de toutes manières…

Yesterday, our favourite black turtleneck-wearing guru published a short essay detailing his Thoughts on Flash, where he details why Adobe’s Flash will never by supported on his iPhones and iPads.

Recommended reading, definitively! It’s just hilarious.

I obviously have to admit that the iPhone, new Macs, etc. have sent Jobs soaring through the stratosphere. Unfortunately, I’m afraid his brain is now lacking oxygen…

Take a look at some of Jobs’s points:

  1. Open: he’s basically saying “Flash is proprietary, that’s baaaad; we use open standards, we’re gooood”. But can you really call a draft a standard? What good is promoting the use of open “standards” on the web, when you explicitly strip developers from their most elemental rights, i.e. the choice of their development language?
  2. Reliability: “We also know first hand that Flash is the number one reason Macs crash.” I don’t know whether to be annoyed by such an unlikely statement, or by the fact that it’s the OS crashing even if it’s Flash’s fault…
  3. Battery life: again, I’m paraphrasing, “if you use Flash, you’ll only get 5 straight hours of video”. Man, he got me there! I’ve always wanted to sit through the extended versions of the three Lord of the Rings movies on my phone!
  4. Touch: “Flash apps are not touch-ready because of the rollover effect.” So are plenty of plain old HTML + CSS pages that use the :hover behaviour!
  5. And finally, some bla, bla about using Flash as a development environment for native iPhone applications: he has got to be kidding. Not allowing the developer to chose is a good thing? So what if native applications developed with CS5 do not support everything the platform does? That my crappy decision as the developer to make, not yours!

I’m having more and more trouble reconciling my love for shiny things with rounded corners that, I admit, work wonderfully, with who I really am: a developer who additionally likes to fiddle with whatever I can get my hands on—both profiles apparently loathed by Jobs.

I guess it’s too late to hope for Apple to come out and say that their site was hacked and that the essay is not real. In the meanwhile, my moral compass keeps strangely pointing away from any Apple Store in the vicinity.

 

PS: Fake Steve has a nice piece on the subject, too.

Un clavier virtuel pour vos recherches Google

Il m’est déjà arrivé de me retrouver, installées sur mon PC, plusieurs configurations de clavier : grecque, cyrillique, chinoise, coréenne, … Pourquoi ? Parce que je suis curieux et parce que j’aime bien les langues. Par contre, je vous l’accorde, ce ne sont pas des claviers que j’utilise tous les jours ; d’ailleurs, souvent je n’ai installé ces différents claviers que pour faire une ou deux recherches sur Internet.

Aujourd’hui Google sort une nouvelle fonctionnalité sur certains de ces sites qui rend cette manipulation inutile : des claviers virtuels pour des langues non-latines, telles que le grec, le russe, l’arabe, le thaï et bien d’autres. Regardez ce que ça donne :

Clavier virtuel mongol

Petite astuce : une fois le clavier virtuel ouvert, vous pouvez utiliser votre clavier physique pour activer les touches virtuelles !

Voici la liste non exhaustive de sites Google proposant les nouveaux claviers virtuels : Google Greece,Google Finland, Google Sweden, Google Iceland, Google Poland, Google Russia, Google Ukraine, Google Saudi Arabia, Google Thailand, Google Mongolia, Google India.

Via Google Operating System]

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